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Biographie complète

Né le 11 aout 1955  d’une mère professeure d’arts ménagers et d’un père dessinateur géomètre et tous deux grands mélomanes. Maman chante juste, Papa fan de Beethoven. Mais à l’époque ils ne croient pas que l’on puisse gagner sa vie correctement avec la musique. Toutefois Sans contredire les aspirations des 5 enfants.
2 frères, 2 sœurs.

Ses plus « beaux » jouets d’enfant ont été des outils de menuiserie et un atelier de fortune dans le pigeonnier de Belgrade.

Dès 7 ans, découvre ainsi (invente) la triangulation en construisant une table avec des planches de récupération. Dirige un orchestre Symphonique debout sur une chaise devant le miroir du salon en écoutant les préludes de LIST.

WOODSTOCK fut une étincelle. A 14 ans s’achète une première guitare et des harmonicas. Apprends timidement l’instrument en grattant dans la cage d’escalier résonnante. Guidé par l’écoute de  Jimi Hendrix, Lou Reed et les vieux bluesmen JOHN LEE HOOKER et LIGHTNING HOPKINS, SONNY BOY WILLIAMSON et Crosby Stills Nash and Young.

Humanités techniques a L’IATA à Namur, section « métiers d’art et habitat ». Y apprends le dessin technique et la conception architecturale, les techniques artisanales de menuiserie, ébénisterie, bijouterie, avec un goût pour les sciences des matériaux. Construit une guitare a 16 ans avec la complicité d’ALBERT ROULIVE, unique musicien et humoriste Namurois aux deux mains droites.

Encouragé dans tous les domaines  par un professeur magnifique, WILLY HEYERICK, se dirige alors vers l’Esthétique Industrielle  à SAINT LUC Liège.

En 1977, diplôme d’INDUSTRIAL DESIGN avec la plus grande distinction. Mais à 22 ans trop indécis pour se lancer dans une vie professionnelle contraignante et restrictive.

Dès lors c’est en free- lance que  Pierre accompagne des designers, architectes, installe et transforme des cuisines privées, gère des chantiers, réalise des maquettes et des prototypes, aménage des intérieurs…se muscle l’esprit.

Dès 1979, grâce à l’écoute inspirée du pianiste Sud -Africain DOLLAR BRAND (Abdullah Ibrahim)  décide de s’acheter un piano neuf (blanc) et entreprend aveuglément l’étude du clavier en autodidacte avec une des meilleures méthodes, celle d’ALFRED CORTOT. Arrête de fumer et oriente plus consciemment son alimentation.

Travaille entre 8 à 10h par jour pendant plus d’un an pour se « dérouiller les doigts », et avec l’aide ponctuelle de musiciens locaux comme Jean Rollin, Jean-Christophe Renault, Pirly Zurstrassen, mais cette voie ne lui est pas adaptée…
Pratique intense des percussions à peaux avec MUSTAPHA TETTEY ADDY, maitre de rythme du Ghana.

En 1980, 1er stage de développement du sens rythmique avec VICTORIA SANTA CRUZ, maitre de rythme et de danse, directrice des ballets noirs de Lima, Pérou.

/ Incursions ponctuelles au séminaire de Jazz à Liège avec Guy Cabay et Steve Houben,… trop orienté.
/ Quelques cours privés de composition avec GARRETT LIST,…trop aléatoire !
/ Master Class avec BORAH BERGMAN et STEVE LACY/ révélateurs de potentiels.

En 1981, « diplôme » de la classe d’improvisation de Garrett List.

En 1982, Fonde avec MICHEL DEBRULLE,  le groupe « Baklava rythms and sounds »,  premier concept belge de fusion ethnique inspiré entre autre du génial trompettiste DON CHERRY (papa de Neneh et Eagle Eye) et du percussionniste NANA VASCONCELLOS ; formule expérimentale à l’époque, équilibrant « jazzattitude », sons du monde et improvisation libre. Premier groupe d’ »Ethno jazz » belge.

Rassemblant ainsi des musiciens motivés issus de la classe de Garrett List : Michel DEBRULLE (drums) Francis DANLOY (ctrbs),  Jean pierre URBANO (guit),  Gino LATUCCA (Tpt), Michel MASSOT (tbn) , Pierre JACOB (congas, Piano, flutes , Composition…).(liens)

En 1983, stage de percussions avec SOULEYMANE SISSOKO du Sénégal.
Accompagne aux congas le deuxième atelier de VICTORIA SANTA CRUZ.
Fonde TABOU MUSIC, trio de musique complètement libre, faites de compositions spontanées,  improvisées et dissidentes, avec JACQUES SWINGEDOW (trumpet + drums) et  MARC PIRARD (el. Guit).
Trois authentiques personnalités multi-instrumentistes « déjantés «  en osmose.  Dans ce projet il n’était ni question de technique (nous débutions), ni de compétions mais de Musique pure, de flux, de rythme commun et d’histoires vraies. On ne répétait pas, on jouait. (Liens)
On remporte même  le 2eme prix du concours de « Jazz » à Verviers, jugé par les pontes du Jazz de l’époque : Steve Houben, Charles Loos, Jean-Louis Rasinfosse… On n’ira pas chercher notre prix (juvénile dissidence oblige). il n’y avait pas de concurrence et nous n’étions pas en compétition.
Après 4 ans le groupe s’arrête spontanément sur une grande respiration.

En 1984, enregistre avec BAKLAVA le générique de l’émission « Memosud » pour la RTBF.

En 1985,  enregistre un LP Vinyle chez IGLOO en  stéréo directe (DDD) et création pour sa sortie d’un spectacle multimédia ‘CIEL ET TERRE’ mêlant dance, stylisme et « mapping » sur un défilé de mannequins.
/ Enregistre avec Francis  Danloy la bande son du long métrage de THIERRY MICHEL sur les prisons en Belgique « HOTEL PARTICULIER ». RTBF 86.

Décembre 1986, réalise une bande son de base pour performance live lors du défilé de la styliste COLOMBE Roulin.

Juillet  1986, Parties musicales  pour la vidéo  d’art de Marie France Collart «  FLEUR DE PEAU ».

Avril 1988, crée un environnement quadriphonique pour l’exposition «  NATURE MORTE » de BERNADETTE LAMBRECHTS, au Botanique à Bruxelles.
Accompagne pendant 5ans le chanteur Catalan Serge UTGE ROYO. Concerts en France, Portugal…

En 1989, fonde « SABLES rythms and Sounds « avec GEOFF LEIGH (flute et sax) PIERRE NARCISSE (percussions) FRANCIS DANLOY ou  Alexandre Furnelle (Crtbs). Tourne dans les festivals…
Enregistre  ARA TRIBU chez IGLOO, et « Sables en concert »,
Décide enfin de s’occuper entièrement de sa fille Autiste VICTOIRE qui ne progresse pas  dans des institutions inadaptées. Un livre est d’ailleurs en chantier, a l’attention des parents découragés ;  transmission d’histoires et d’expériences. 
Pour arriver à supporter toutes ces casquettes et tenir tous ses engagements  sans rien lâcher,  modifie toute son organisation professionnelle et familiale ainsi que son approche de l’efficacité vitale.  Devient adepte et pratiquant assidus du Bouddhisme orthodoxe de NISHIREN DAISHONIN.

En 1990, toujours parallèlement à cette carrière musicale, et pour continuer à pouvoir s’exprimer dans la création d’objets, il fonde son atelier « ARCHETYPE, designers et maquettistes associés ».
C’est en proposant un langage de matières nobles : bois métaux, pierre, verre, lumières,… en opposition a l’expression aseptisée rependue dans le métier (techniques de carrosserie, peintures et résines) qu’ARCHETYPE s’illustre dans la discipline.
EN 5 ans, se hisse au niveau des quelques 3 grands ateliers belges qui se partagent le marché.

Dès 1996 acquiert la reconnaissance du milieu grâce à des réalisations spectaculaires telles que les deux maquettes de bâtiments emblématiques et disparus de Victor HORTA (La Maison du Peuple, Hotel Aubecq) pour EUROPALIA.
La performance réside dans la mise au point d’une procédure alliant techniques de pointes et artisanat de haut niveau, au service du style du Maître.

Dès lors les architectes créatifs savent à qui s’adresser pour des projets qui dépassent la simple reproduction à l’échelle.
Car l’ouverture à toutes les techniques d’expressions est invitée à la table de l’analyse des projets quels qu’ils soient.
Ce n’est pas sans lien avec la formation de Designer et de musicien que ce langage  particulier  s’explique.

En 2000, s’équipe d’une machine de découpe ultra précise au jet d’eau pure, doublée d’une CNC /fraise numérique de grand format. Ce qui va changer radicalement la manière d’appréhender les réalisations en relativisant le travail manuel de qualité. Fonde sans le savoir le premier FAB LAB,  invitant les écoles à s’exercer aux techniques informatiques de pilotage des machines de découpes et de prototypage, intégrées à un métier traditionnellement artisanal. ARCHETYPE se développe ainsi pendant 15 ans tout en assumant le fait que les pionniers sont toujours reconnus bien tardivement. Retenons les maquettes interactives pour PARIS, DUNKERQUE et enfin BRUXELLES, la maquette-objet en bois du circuit de FRANCORCHAMP, conçues à une époque de stagnation expressive dans cette discipline soit- disant sans marge créative ! Récemment  la performance technique pour la maquette en Bronze de la CATHEDRALE SAINT LAMBERT de liège. 

Revenons à la musique avec une compilation «  BOIS, métal et Pierre… »/ « SABLES live au Botanique… » Avec le batteur PHILIPPE MOBERS (Maurane, Ph. Lafontaine) /  « Pierre Jacob seul »  en 1996. / « 100% coton » 3 bleues bien sentis extraits de concerts.

EN 1996, le flutiste Geoff Leigh retourne en Angleterre et le groupe s’arrête.
Rencontre avec le professeur pianiste classique PIERRE THOMAS à l’Académie d’Auderghem. Celui -ci parle enfin un  langage non académique, respectueux de personnalités,  adapté car ouvert à toutes les musiques. Qui plus est, fan de Tango, de Salsa et musiques ternaires, de STEVE REICH…
Propose à l’académie, pendant une saison, un atelier de rythme pour les professeurs, basé sur les recherches de Victoria Santa Cruz et sa propre expérience de percussionniste.

En 2003, nouveau Cd « ITAI DOSHIN » en duo avec Ariane De Bièvre aux flûtes été percussions. Enregistré dans une des boules de l’ATOMIUM. Le son est impeccable grâce à PASCALE SNOEK une des meilleures ingénieures du son (artisanal) peu connue à l’époque.

La performance réside également dans le peu de préparation du concert, histoire de préserver la spontanéité et la concentration. Entente parfaite, atmosphère magique et paisible. Un set de 60 minutes d’affilée équilibrant abstraction, lyrisme, force, précision, douceur et sentiments. Au travers d’un répertoire de compositions personnelles augmenté de standards de maîtres comme CHIC COREA, DON PULLEN et … ABDULLAH IBRAHIM, rencontré et suivit dès le début comme un maître respecté.

 



Aujourd’hui  sont en projet et en chantier :

/ L’écriture du livre sur l’Autisme et les progrès de sa fille « VICTOIRE, un cerveau lent qui comme unique son ex-autisme »

/ L’enregistrement d’une trentaine de ses compositions au piano seul «  A MAINS LEVEES »

/ La mise sur pieds d’ateliers de découverte, intégration et développement du rythme naturel.

/ la préparation d’une seconde exposition «  ETATS DE SIEGES » et «  l’ECHELLE DE JACOB » (cfr texte de FR . Bayle) qui présentera une série plus complète de systèmes constructifs  sous forme de sièges et autres recherches aux travers desquelles se révèlent les liens évidents entre ces disciplines : la conception d’objets (design), la musique (rythme), le comportement spécifique (attitude créative dans la communication non verbale).

 

Créations graphiques et webdesign : Sabri Bouabdallah